Le Figaro Madame

Indépendants, branchés, mais commerçant.

Les plateaux photo, les grands salons, les coupes à domicile pour initiés, Alexis Djadel aussi s’y est frotté pendant des années. Mais deux enfants plus tard, il pense à s’installer :

« Un jour, en prenant un café dans le Marais, je regarde les gens dans la rue et je réalise que c’est exactement la clientèle que j’ai l’habitude de coiffer »

ceux qu’il baptise les branchés chics. Du coup, il emménage dans une ex-galerie. Son Atelier 7 n’a l’air de rien… pourtant, son nom a franchi les frontières de l’arrondissement en moins de temps qu’il ne lui en faut pour égaliser un carré. Là, Kaori, ex-Massato, à la minutie d’orfèvre, Fabrice ex-Bleu comme Bleu et adepte de la coloration naturelle, et Sophie venue comme Alexis de Maniatis, pratiquent la coupe à sec, « la couture de la coiffure ». Le tout dans une ambiance de quartier simple et survoltée alors que –ironie de l’histoire- 80 % de la clientèle vient d’ailleurs, « pour le service à prix juste sans supplément surprise comme c’est souvent le cas dans les franchises ».

Indépendants, plutôt branchés, mais commerçants, tous ces jeunes patrons ont bien compris la nécessité d’une caution mode, d’une atmosphère conviviale et d’un concept fort.

E. P.

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